Moorcok - Gloriana - if is Dead
Posté 02 février 2010 -
Gloriana ou la reine inassouvie est un roman de Michael Moorcock édité pour la première fois en 1978 en langue anglaise. Il a ensuite été publié en France en 1994 par les éditions l’Atalante, puis par Folio SF en format poche en 2000. Depuis, difficile de trouver le roman puisqu’il s’est épuisé dans les deux formats, mais l’Atalante vient de le rééditer dans sa superbe édition. C’est à cette occasion que nous vous en faisons une critique. Petit synopsis ?
Gloriana ou la Reine Inassouvie
Age d’Or d’Albion, Gloriana règne sans partage sur le pays et son empire, Virginie, Indes, etc… Après le règne tragique et sanglant de son père, Hern, Gloriana règne avec un idéal de paix, de nuances et d’amour. Bien entendu, dans l’ombre, ses conseillers se salissent quelque peu les mains sans lui dire car il faut protéger cette reine qui n’est pas loin d’être une déesse. Mais le soir, Gloriana rentre dans ses appartements, et joue le véritable drame de sa vie. En effet, la reine ne réussit pas a avoir l’Orgasme, elle reste inassouvie.
Bon, avec une chute de synopsis pareil, vous ne pouvez que mourir d’envie de le lire. Et en effet, vous devriez le lire. Ce roman tiens une place a part dans l’univers de Moorcock. Vous connaissez sans doute son Elric, qui fait partie des classiques de la Fantasy. Elric a un statut assez particulier ici sur iiD, vu que c’est une des rares sagas qui divise les fondateurs. Moi j’adore, dabYo déteste. Cependant sachez que le style de Gloriana est très très différent de celui d’Elric. Tout d’abord par sa manière d’amener l’histoire mais aussi par la plume elle même. Est-ce du au traducteur ? Il faut dire que le titre a été traduit par Patrick Couton, l’excellent traducteur des Annales du Disque-Monde, un gage de qualité à lui seul. Je ne sais pas, mais j’ai trouvé le style ici bien plus léger, gai, et drôle. J’ai eu a plusieurs moment l’impression d’être dans une pièce de théâtre. (...)
Briggs - le pacte du Hob - climaginaire
Posté 01 février 2010 -
En quelques jours, Aren voit s'écrouler toute sa vie : ce sont d'abord des maraudeurs qui massacrent tous ses proches, puis un tremblement de terre qui bloque l’entrée de sa vallée. Cette dernière catastrophe est d’ailleurs moins naturelle qu’il n’y paraît et présage un sombre avenir : la magie de la terre, emprisonnée depuis des lustres par des sortilèges, a été libérée par un mage de sang fou et haineux. Le peuple sauvage – feu follets, spectres, élémentaux et autres gobelins – se réveille, bien décidé à se venger des humains. Ceux-ci ont pour leur part oublié comment les affronter…
La magie d’Aren a également été libérée, amplifiant ses facultés. Depuis toujours, la jeune femme possédait un petit don erratique : il lui arrivait de « voir » de brefs et obscurs instants du passé ou de l’avenir. Don qu’elle cachait soigneusement, car dans ce royaume la possession de pouvoirs magiques est synonyme d’enrôlement obligatoire parmi les cruels mages de sang pour les hommes et de peine de mort pour les femmes. Désormais, ses pouvoirs grandissants sont peut-être la seule chance pour le village d’échapper aux maraudeurs et au peuple sauvage.
Alors, malgré le rejet que beaucoup de ses voisins lui manifestent, Aren demande de l’aide à un être puissant mais bien disposé qui vit en solitaire dans la montagne : Caëfann le hob, dernier de son espèce. En échange de son aide, le malicieux homme-chat propose à Aren un pacte…
(...) Cette histoire ne manque pas de charme, lié à ses personnages sympathiques et attachants. Au fil des pages, on voit Aren, d’abord résignée à une vie tranquille de fermière, devenir de plus en plus affirmée, décidée à maîtriser ses pouvoirs sans céder au désir de puissance. Caëfann, d’abord attiré vers les humains pour combler sa solitude, puis poussé vers Aren par la montagne au service duquel il est, s’attache petit à petit à cette drôle de bonne femme avec laquelle il peut se livrer à ses facéties. Leurs rapports prudents évoquent un pas de danse, un pas en avant, un pas en arrière, mais sans trop en faire, pour le plus grand plaisir du lecteur.
Il y a également quelques personnages secondaires intéressants : Kitt, berserker manchot et fataliste ; le barde Wandel, dont l’apparence impeccable cèle quelques mystères. Quant aux habitants du village, ils vont devoir finalement remettre en question leurs préjugés pour affronter le monde nouveau qui les entoure.
De l’émotion, de l’humour, le tout porté par un style simple et fluide : Cette romance sur fond magique a tout pour vous faire passer un bon moment.
Soleil, climaginaire.joueb.com, 30 janvier 2010.