L'atalante éditions
 
Commande librairie Logo caddie
  • NOUVEAUTÉS

Le sang des 7 Rois - livre VII Régis Goddyn
Le sang des 7 Rois - livre VII
Régis Goddyn
Date de parution 22 avril 2016
Jésus vidéo Andreas Eschbach
Jésus vidéo
Andreas Eschbach
Date de parution 22 avril 2016
L'affaire Jésus Andreas Eschbach
L'affaire Jésus
Andreas Eschbach
Date de parution 22 avril 2016
Les Magiciens Lev Grossman
Les Magiciens
Lev Grossman
Date de parution 24 mars 2016
Métaquine  François Rouiller
Métaquine
François Rouiller
Date de parution 24 mars 2016
Métaquine  François Rouiller
Métaquine
François Rouiller
Date de parution 24 mars 2016
  • À PARAÎTRE

Les Petits Dieux Terry Pratchett
Les Petits Dieux
Terry Pratchett
Date de parution 19 mai 2016
Accros du roc  Terry Pratchett
Accros du roc
Terry Pratchett
Date de parution 19 mai 2016
La couronne du berger Terry Pratchett
La couronne du berger
Terry Pratchett
Date de parution 19 mai 2016
Le guet des orfèvres Terry Pratchett
Le guet des orfèvres
Terry Pratchett
Date de parution 19 mai 2016
Nobliaux et sorcières Terry Pratchett
Nobliaux et sorcières
Terry Pratchett
Date de parution 19 mai 2016
Le bibliomancien Jim C. Hines
Le bibliomancien
Jim C. Hines
Date de parution 19 mai 2016
vote
Livre9
La couronne du berger
Terry Pratchett
Date de parution 19 mai 2016
Livre9
1793 (édition de luxe)
Pierre Bordage
Date de parution 01 octobre 2005


triangle noir Lettre d'information triangle noir
Consulter les archives
forum atalante espace pro  Foreign Rights liens divers

  • REVUE DE PRESSE

+
Rouiller - Après-demain - Actusf
Posté 29 avril 2016 -
C’est l’une des belles surprises de la rentrée. François Rouiller et les éditions de l’Atalante nous offrent un recueil de dessins drôles et intelligents en forme de reflexion sur notre futur. Cela valait bien une petite interview de l’auteur...

Actusf : Comment avez-vous découvert la science fiction ?
François Rouiller : Je crois que je n’ai jamais véritablement " découvert " la SF. J’y ai toujours vécu. La preuve ? - Le premier dessin que j’ai exécuté, ou du moins le plus ancien dont j’ai retrouvé la trace, représentait " des animaux qui vivent dans la Lune ". Je devais avoir 4 ou 5 ans. Cela dit, mon approche de la culture SF s’est faite par à-coups. Je fus d’abord marqué par la BD (Tintin, Blake & Mortimer), puis par Bob Morane. Le saut suivant fut la découverte de la revue Fictions et de la collection Anticipation du Fleuve. Enfin, vers l’âge de 17 ans, j’ai dévoré tous les classiques édités par Jacques Sadoul chez J’ai Lu. Dès lors, la contamination était irréversible.

Actusf : Y’a-t-il un auteur ou un illustrateur qui vous ait particulièrement marqué et si oui pourquoi ?
François Rouiller : Un auteur, certes, et même plusieurs. Au premier rang, Dick, bien sûr, qui reste ma référence à de nombreux points de vue. J’ai eu le plaisir récent de le relire attentivement, puisque j’ai consacré à l’auteur de Substance Mort le plus grand chapitre de mon étude " Drogue-fictions " (titre provisoire), à paraître aux éditions Encrage. J’y propose une relecture littéralement stupéfiante de son œuvre. Ce travail m’a permis non seulement de faire la synthèse de toutes les bonnes raisons d’apprécier cet auteur, mais aussi de tenter une approche personnelle, que j’espère originale. Il y a bien d’autres écrivains que je pourrais citer, mais la liste serait longue. Disons, au risque d’en oublier les trois quarts : Herbert, Sterling, Lafferty, Lem, Egan, Silverberg, Jeury, Simak, Spinrad. Côté illustrateurs et artistes, mes découvertes ont résulté davantage de "chocs esthétiques " successifs que d’une exploration systématique. Il y eut le " choc " Druillet, puis le " choc HR Giger ". La suite, ce fut l’éblouissement à la lecture des premiers Métal Hurlant (Moebius en particulier), puis l’ouverture à toutes sortes de sensibilités artistiques (pas uniquement SF, je tiens à le préciser) : les peintres victoriens, les Symbolistes, Dalì, Fuchs, plus quelques émerveillements dans mon domaine de prédilection : le Caza de Arkhé, Bilal dans son dernier album ou les illustrations de J. Howe, Patrick Woodroffe, Brom, Barlowe, Oscar Chichoni.

Actusf : Pourquoi avoir choisi l’illustration plutôt que la bande dessinée par exemple ?
François Rouiller : Une simple question de temps d’exécution. Pour mener à bien un album, il faut, si on ne fait que ça, au bas mot une année de travail. Comme je ne suis pas un pro, un tel chantier est hors de ma portée.

Nous : Comment est née l’idée de ce livre avec les éditions de l’Atalante ?
François Rouiller : Le projet a pris consistance lors de l’exposition de mes dessins aux Utopiales de Nantes, en 2001. Pierre Michaut, directeur de l’Atalante, a vu dans ces illustrations la matière d’un livre. Nous sommes rapidement tombés d’accord sur la forme du bouquin : un recueil d’images qui aurait l’aspect d’un roman. J’espère que l’idée séduira aussi le lecteur.

Actusf : On trouve dans Après-demains une centaine de dessins, comment chacun est-il né ? Y’a-t-il un processus de création récurent ou les réalisez-vous au fil de vos idées ?
François Rouiller : Les idées viennent à leur rythme, au fil de mes lectures et de mes rêveries. Quand j’en tiens une, je la note et m’empresse de l’oublier. Lorsque j’ai le temps de m’installer à ma table de dessin, je consulte ces notes et je sélectionne un sujet, que je couche sur le papier. Le principe de Après-demains, comme son titre l’indique, n’est pas d’anticiper linéairement, c’est-à-dire de prolonger en imagination les tendances du présent. Je me suis fixé la règle de toujours spéculer au deuxième degré. Soit, de non seulement prévoir le développement de telle invention ou de tel nouveau mode de comportement, mais d’en imaginer les retombées, les conséquences imprévues par la projection linéaire.

Actusf : Vous avez réalisé ces cent dessins depuis 1995. Comment considérez-vous la parution de ce livre. Comme un aboutissement ? Ou une étape dans votre travail ?
François Rouiller : Je n’en sais rien pour l’instant. Tout dépendra de l’accueil reçu. Si un intérêt se manifeste, je mettrai en image de nouvelles idées (mes cahiers de note en sont pleins). Sinon, je passerai à autre chose.

Actusf : On sent derrière l’humour de vos illustrations un sens aiguisé de l’observation de notre société. Quel était l’objectif de ces dessins : distraire les lecteurs ou les visiteurs, ou bien les amener à une certaine réflexion sur leur quotidien et les grandes questions de notre temps ?
François Rouiller : Je ne prétend pas délivrer un message ou asséner quelque leçon de morale. Je m’amuse à confronter les petits travers de la nature humaine aux mutations qui l’attendent. Si je peux aider mes contemporains, fût-ce en les incitant à sourire, à échapper un instant à l’illusion d’un monde immuable pour envisager quelques-uns des changements technologiques et sociaux qui se préparent, j’aurai atteint mon but.

Actusf : Pourquoi avoir choisit la science fiction ? Parce qu’il s’agit d’une manière forte de mettre en lumière les incohérences et les dangers de notre présent ?
François Rouiller : Je crois que la SF est la forme de culture la plus honnête qui soit. C’est pratiquement le seul mode d’expression artistique qui affirme que le monde, l’homme et la nature changent. L’art et la littérature non SF ont le tort de se complaire dans un (beau) mensonge : celui qui fait de la nature humaine un concept immuable, qu’il faut immortaliser sur la toile ou dans les livres.

Actusf : Vos dessins ont été exposés à plusieurs reprises, quelle a été la réaction des visiteurs ? Etaient-ils amusés, enthousiastes, critiques ? Quel est dans ce cas votre rapport avec eux ? Et y’a-t-il eu des réactions "insolites" ou qui vous ont étonné ?
François Rouiller : En exposant 100 dessins, je craignais d’effrayer les visiteurs par une masse d’informations indigeste. Je fus au contraire agréablement surpris de voir le public s’attarder devant chaque tableau et en déchiffrer consciencieusement les légendes. Une des remarques les plus fréquentes était : " Il faudrait éditer toutes ces illustrations dans un livre ". Maintenant que ce souhait s’est concrétisé, j’espère que le visiteur-type de l’expo se muera effectivement en lecteur !

Actusf : Allez vous poursuivre ce travail par la suite ? Quels sont vos projets ?
François Rouiller : J’espère bien poursuivre cette série d’anticipations, si l’accueil du public m’y encourage. Par ailleurs, je mets la dernière main à un essai sur le thème de la drogue et des toxicomanies dans la science-fiction. Pas de créations personnelles, cette fois-ci, mais une étude historique et thématique. Je travaille aussi à divers projets : un roman, une BD, des dessins grand format réalisés avec des crayons de couleur, des décors de théâtre.

+
Rouiller - Métaquine - Mes Imaginaires
Posté 29 avril 2016 -
Une molécule pour calmer les enfants turbulents, indisciplinés ou intentionnés : chère maman, cher instit, c’est pas révolutionnaire ça ? Le calme en classe enfin ou après une journée de travail, une agressivité en berne et des résultats qui s’améliorent… La Métaquine promet tout ça et plus encore.

Métaquine, ça sonne comme Ritaline (psychostimulant) ou Kétamine (anesthésique et hallucinogène), deux médicaments existant effectivement. François Rouiller joue avec les multiples propriétés de ces molécules grandement discutées pour inventer la sienne. Six personnages se trouvent confrontés de façons différentes au produit miracle, six voix qui composent un roman polyphonique et brillant.

Régis d’abord, le sujet test par excellence : pré-ado complètement à l’ouest, il passe ses cours à s’imaginer dans un autre monde, le Duché, avec deux super copains. Surdoué autodidacte, il est aussi le souffre-douleur des autres gamins et de la maîtresse qui n’en peut plus de ce tête en l’air. Aurélia, la mère de Régis est au-delà de l’ouest puisque coincée dans le SimDom : c’est une cyberaddict dont le cerveau déconnecté du corps vit de façon autonome. Pour tout le monde, elle n’est qu’un légume. Henri le geek looser a accueilli chez lui Aurélia et son fils. Dire qu’il s’occupe d’eux serait exagéré, puisqu’il a déjà beaucoup de mal à se gérer lui-même. Sophie, docteur en neurosciences à la retraite et guettée par Alzheimer, est la voisine de Régis, la seule à lui parler et à qui il parle.
Curtis est directeur marketing chez Globantis, la firme qui commercialise la Métaquine. Clotilde, élue et militante est celle qui cherche à lui mettre des bâtons dans les roues…

Une autre voix se fait également entendre, celle de Ferdinand A. Glapier, une entité dont on ne connaît pas la véritable identité mais un agitateur patenté, cyberpenseur bien décidé à secouer l’apathie publique.

La secouer ? Oui, car tous, nous sommes tous endormis par la publicité, le mensonge et le marketing. Ils nous formatent et nous font accepter n’importe quoi, élire les pires voyous. Et qu’est-on prêt à faire pour que nos rejetons aient de bons résultats à l’école tout en nous fichant la paix le week-end ? Rassurez-vous, François Rouiller n’en a pas qu’après nous, citoyens manipulés. Ce sont la toute puissance et le cynisme des groupes pharmaceutiques qu’il dénonce qui, sous couvert de philanthropie, financent la recherche médicale mais coupent les subsides à qui ne va pas dans son sens. Qui proposent de tester les élèves en situation d’échec scolaire après avoir organisé de vastes campagnes de marketing auprès des familles et des pédopsys tous prêts à se jeter sur le produit miracle dont tout le monde parle.

Pharmacien lui-même, François Rouiller sait de quoi il parle et dévoile la supercherie avec intelligence. Tous les personnages possèdent une densité qui les rend crédibles donc familiers. On cerne aussi bien le gros looser aux aspirations criminelles que le pauvre ado, non parce qu’ils sont caricaturaux mais bien parce qu’ils sont humains et qu’on les comprend. La plus difficile à cerner de fait est Aurélia, perdue dans son univers de synthèse mais sa voix est aussi celle d’une femme blessée. Le méchant de l’affaire, Curtis Candrian est un manipulateur tellement intelligent et cynique qu’il en est passionnant.

On les prend tous au moment où l’avènement de la Métaquine semble incontournable : Clotilde est bien isolée dans sa lutte contre le géant pharmaceutique, les chercheurs ayant besoin de financements pas de problèmes de conscience. Mais voilà, il y a çà et là des couacs qui laissent présager quelques problèmes : Henri voit des utilisateurs disjoncter après réparation bâclée de leur calotte (indispensable pour se connecter au SimDom), Régis constate l’invasion de son Duché imaginaire par des simulations qu’il n’a pas suscitées. Et puis ce tableau qui revient à plusieurs reprises, chez Globantis, chez Sophie, qui figure un lieu que Régis et Clotilde reconnaissent comme l’ancien orphelinat de La Guillanne… Mon seul reproche à ce premier tome serait que l’intrigue met du temps à s’amorcer. Au profit bien sûr des personnages.

François Rouiller enfonce le clou de la dénonciation à travers les propos de Glapier qui reviennent entre chaque partie. Le cyber agitateur n’y va pas de main morte, s’en prenant aux grands groupes pharmaceutiques, aux politiques corrompus et à la bêtise universelle. N’avons-nous pas renoncé à notre cerveau avant même d’avoir avalé la Métaquine ? Ne sommes-nous pas les gogos qui votent pour des voleurs ? N’avons-nous pas abdiqué notre fierté et notre intelligence pour simplement « avoir l’air » ? Avoir l’air branché, plus jeune, plus mince, plus conforme aux fantasmes vendus par la publicité et le cinéma ?

Si nous sommes si manipulables, c’est moins grâce à l’intelligence des publicitaires, politiciens et autres gourous auxquels on voudrait faire porter le chapeau de notre bêtise. C’est bien plus parce que nous avons renoncé au nom de l’illusion à utiliser pleinement nos capacités. Nous sommes soumis à la réussite, à l’argent, à la jeunesse, bref, au paraître. Ce règne de l’image est encouragé par les médias et fait le lit de l’industrie pharmaceutique qui n’a pas pour ambition de soigner mais bien de s’enrichir et d’engraisser ses actionnaires. Ce qui nous reste de conscience individuelle n’aurait pourtant pas grand-chose à faire d’autre pour secouer le joug que refuser. Refuser la Métaquine c’est accepter d’être faible, rêveur, moche ou juste différent. C’est accepter d’être soi.

Ah que ce livre est intelligent ! Lisez-le !

+
  • À la une
+
Métaquine : un médicament éducatif !
Posté 28 avril 2016 -
ecole-pub-globantis_web.jpgMétaquine® est un médicament psychotrope qui rend les écoliers zélés et obéissants. La molécule entre dans la composition d’un roman de François Rouiller, paru en mars 2016, et qui suit six personnages aux prises avec le produit-miracle de GlobantisPharma.

Métaquine® est-elle une pure invention romanesque ? Le débat est ouvert sur notre blog, où fiction et réalité se donnent la réplique. Lisez les derniers articles :

Chimie antistress

Métaquine et Kétamine : mêmes pouvoirs, mêmes espoirs ?

+
Lancement du dernier tome des annales du Disque-monde
Posté 28 avril 2016 -

tiphaine_web.png

Le mercredi 18 mai, les éditions L’Atalante et la librairie La dimension fantastique vous invitent au lancement du dernier volume de la saga des annales du Disque-monde de Terry Pratchett : La couronne du berger.

La soirée sera décorée à l’image de cet univers fabuleux, venez fêter cet événement avec nous autour d’un buffet convivial !

Patrick Couton, le traducteur de la série en français, sera présent pour une séance de signatures exceptionnelle.

Autre bonne nouvelle : sachez que pour l’achat du roman La couronne du berger un sac collector et des cadeaux exclusifs vous seront offerts ! Cette offre est en partenariat avec sept librairies. Alors nous n’avons qu’un conseil : pré-commandez auprès d’une des librairies dès aujourd’hui car ce pack est en édition très limité !

+
Laurence Suhner et François Rouiller à Genève
Posté 26 avril 2016 -

salon_livre-geneve.jpg

 

Laurence Suhner et François Rouiller seront au Salon international du livre et de la presse de Genève. Le salon aura lieu du 27 avril au 1er mai au Palais des expositions et des congrès.

Pour les rencontrer, rendez-vous au stand des Éditions Zoé (D467).

Laurence Suhner
Vendredi 29 : 15h-18h
Samedi 30 : 11h-13h / 15h-18h
Dimancher 1er : 14h-16h
 
François Rouiller
Vendredi 29 : 11h-12h / 15h-18h
Samedi 30 : 10h30-13h
+
Sélection GPI 2016
Posté 13 avril 2016 -
Camille Brissot sélectionnée dans la catégorie roman jeunesse francophone" !
Toute l'info ici .

thumb_couv_vagabonds_des_airs_2.jpgcamille_brissot1.jpg

+
Manuscrits
Posté 22 janvier 2013 -
Les conditions de soumission de manuscrits viennent de changer. N'hésitez pas à aller les consulter ici .
+
L'Atalante
Posté 21 janvier 2013 -
   facebook-icone-9793-32.png twitter-icone-8307-32.png insta.png pint.png

Toute l'actu
  • Forum de L'Atalante
+
Honor Harrington
Posté le 25 avril 2016 par Waldfeld
Du coup le prochain Honor Harrington sera "Shadow of Victory" qui devrait sortir le 1er novembre 2016 en anglais. J'espère qu'il sera édité et traduit par la suite ...